JURITEXT000006934532

general_themeRupture abusive de contrat de concession
date1998-06-18
case_summary
facts
  • La société MAGNETI MARELLI DISTRIBUTION a mis en place un réseau de distribution comprenant une vingtaine de concessionnaires en 1992.
  • La société S.T.E.A. a obtenu l'exclusivité de la vente des produits MAGNETI MARELLI dans la région de Toulouse par contrat du 19 février 1992.
  • Le 24 mars 1994, MAGNETI MARELLI a dénoncé le contrat à effet au 02 février 1995.
  • Le 29 mars 1994, MAGNETI MARELLI FRANCE a limité l'encours de crédit et demandé une caution de 3 millions de francs.
  • Le 31 mars 1994, S.T.E.A. n'a pas honoré son échéance.
  • Le 20 avril 1994, MAGNETI MARELLI FRANCE a informé S.T.E.A. de l'arrêt des livraisons en raison des impayés.
  • Le 17 juin 1994, MAGNETI MARELLI FRANCE a résilié le contrat de concession avec effet immédiat.
  • Le 19 juillet 1994, S.T.E.A. a engagé une action indemnitaire pour rupture abusive du contrat et refus de vente.
procedure
datestage
1994-07-19S.T.E.A. engage une action indemnitaire pour rupture abusive du contrat et refus de vente.
1994-12-22Le Tribunal de Commerce de Nanterre ordonne la reprise des livraisons par MAGNETI MARELLI FRANCE et condamne les parties à diverses sommes.
1995-01-27Le Premier Président de la Cour arrête l'exécution provisoire de la décision du Tribunal de Commerce.
1996-09-12La Cour décide d'attendre la décision du Conseil de la Concurrence avant de statuer.
1997-06-04Le Conseil de la Concurrence inflige des sanctions pécuniaires à MAGNETI MARELLI FRANCE et Spa pour pratiques anticoncurrentielles.
1998-06-18La Cour d'appel rend sa décision.
parties_arguments
plaintiff_arguments
  • MAGNETI MARELLI a mis en place une stratégie visant à faire disparaître S.T.E.A. du marché.
  • La cessation des livraisons et la résiliation du contrat étaient abusives.
  • MAGNETI MARELLI a discriminé S.T.E.A. et entravé son approvisionnement.
  • S.T.E.A. a subi une perte de chiffre d'affaires et de marge.
defendant_arguments
  • Le contrat de concession a été régulièrement non renouvelé avec un préavis de onze mois.
  • La résiliation du contrat était justifiée par les impayés de S.T.E.A.
  • La reprise des livraisons était impossible en raison des fautes graves de S.T.E.A.
  • Le montant du préjudice réclamé par S.T.E.A. est erroné.
legal_issuesLa résiliation du contrat de concession par MAGNETI MARELLI FRANCE était-elle abusive et justifiée par une faute grave de S.T.E.A. ?
judge_solution
decisionCondamnation de MAGNETI MARELLI FRANCE à verser des dommages et intérêts à S.T.E.A. pour résiliation abusive du contrat.
summary_motivationLa résiliation du contrat de concession par MAGNETI MARELLI FRANCE était abusive et brutale, sans faute grave de S.T.E.A.
judge_reasoning_steps
  • Le contrat de concession permettait à chaque partie de ne pas renouveler le contrat avec un préavis de trois mois.
  • Le refus de renouvellement du contrat par MAGNETI MARELLI FRANCE ne nécessitait pas de motif légitime, sauf en cas d'abus.
  • La résiliation immédiate pour faute grave nécessitait une faute grave caractérisée.
  • MAGNETI MARELLI FRANCE a refusé d'honorer une commande importante sans motif légitime.
  • MAGNETI MARELLI FRANCE a fréquemment différé les livraisons et n'a pas cherché de solution amiable.
  • L'exigence d'une caution de 3 millions de francs était une obligation nouvelle et injustifiée.
  • La résiliation du contrat était abusive et a causé un préjudice à S.T.E.A.
decision_scopeCette décision souligne l'importance de la bonne foi et de la recherche de solutions amiables dans les relations contractuelles, et précise les conditions de résiliation pour faute grave.
statistical_information
parties_list
plaintiff
claimants
  • S.A. TOULOUSAINE ENTRETIEN AUTOMOBILE (S.T.E.A.)
lawyers
winnerTrue
defendant
defendant
  • S.A. MAGNETI MARELLI FRANCE
  • MAGNETI MARELLI Spa
lawyers
winnerFalse
decision_nature
intermediate_decisionFalse
decision_instanceCour d'appel
appealable_decisionTrue
legal_references
articles_and_laws
codetypearticlescountry
Ordonnance n°86-1243 du 1er décembre 1986ordonnance
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France
jurisprudence