JURITEXT000006934962

general_themeClause pénale et résiliation de contrat
date1998-04-29
case_summary
facts
  • Un contrat de partenariat commercial a été conclu le 1er avril 1994 entre la société COALA DEVELOPPEMENT et la société STIM MICRO.
  • Le contrat autorisait STIM MICRO à utiliser le nom commercial COALA pendant la durée du contrat.
  • Le contrat stipulait qu'en cas de cessation du contrat, STIM MICRO s'interdisait d'utiliser les noms COALA et COALA DEVELOPPEMENT.
  • Le 21 décembre 1995, la société CEGID SERVICES a pris une participation majoritaire dans le capital de STIM MICRO.
  • COALA DEVELOPPEMENT a assigné STIM MICRO en référé le 29 octobre 1996 pour résiliation du contrat et demande de dommages et intérêts.
procedure
datestage
1996-10-29Assignation en référé par COALA DEVELOPPEMENT.
1997-03-28Jugement du tribunal de commerce de NANTERRE.
1997-08-01Conclusions de STIM MICRO en appel.
1997-09-12Conclusions de COALA DEVELOPPEMENT en appel.
1998-02-16Maintien des conclusions par STIM MICRO.
1998-03-03Clôture de la procédure par ordonnance du conseiller de la mise en état.
1998-04-29Audience de plaidoirie et décision de la cour.
parties_arguments
plaintiff_arguments
  • La clause pénale était destinée à fixer à l'avance les dommages et intérêts en cas de non-respect de l'interdiction d'utiliser le nom COALA.
  • Le marché concerné est un marché étroit avec une concurrence sévère.
  • La société STIM MICRO a continué d'utiliser le nom COALA après la résiliation du contrat.
defendant_arguments
  • STIM MICRO n'a jamais reçu la lettre recommandée notifiant la résiliation du contrat.
  • La preuve de l'utilisation du nom COALA en violation des obligations contractuelles n'est pas rapportée.
  • Une omission au registre du commerce ne peut constituer le fondement de l'action.
  • La stipulation contractuelle ne peut être une astreinte, qui est prononcée par le juge.
  • Il n'y a pas de préjudice pour COALA DEVELOPPEMENT.
legal_issuesLa question de savoir si la clause stipulant une astreinte journalière en cas d'utilisation du nom commercial après résiliation constitue une clause pénale ou une astreinte judiciaire.
judge_solution
decisionLa cour condamne la société STIM MICRO à payer à la société COALA DEVELOPPEMENT la somme de 10.000,00 frs au titre de la clause pénale.
summary_motivationLa clause stipulant une astreinte journalière constitue une clause pénale et non une astreinte judiciaire. La preuve de la mise en demeure n'est pas rapportée pour la lettre du 27 décembre 1995, mais la violation de l'interdiction est constatée à partir du 26 juin 1996.
judge_reasoning_steps
  • La stipulation de l'article IX du contrat constitue une clause pénale et non une astreinte judiciaire.
  • La mise en œuvre de la clause pénale est subordonnée à l'exercice d'un moyen de droit tendant à faire cesser l'infraction.
  • La preuve de la mise en demeure par la lettre du 27 décembre 1995 n'est pas rapportée.
  • La première mise en demeure non contestée est celle du 26 juin 1996.
  • La violation de l'interdiction est constatée jusqu'au 30 août 1996.
  • La durée de l'infraction et la période estivale justifient la modération de la peine convenue.
decision_scopeLa décision clarifie la distinction entre une clause pénale et une astreinte judiciaire, et précise les conditions de mise en œuvre d'une clause pénale en cas de résiliation de contrat.
statistical_information
parties_list
plaintiff
claimants
  • COALA DEVELOPPEMENT
lawyers
  • SCP KEIME ET GUTTIN
winnerTrue
defendant
defendant
  • STIM MICRO
lawyers
  • Maître BOMMART
winnerFalse
decision_nature
intermediate_decisionFalse
decision_instanceCour d'appel
appealable_decisionTrue
legal_references
articles_and_laws
codetypearticlescountry
Code civilcode
  • 1152
France
Nouveau Code de Procédure Civilecode
  • 700
  • 699
France
jurisprudence