JURITEXT000006935352

general_themeCession d'actions et parts sociales - Vice caché et dol
date1997-07-23
case_summary
facts
  • Le 07 décembre 1989, Monsieur X... a promis de céder à H. Investissements, à laquelle s'est ensuite substituée N.E.G.H., la totalité des actions et parts sociales de la société DIAMANT et de sa filiale TECHMATIQUE.
  • Ces cessions sont intervenues le 15 février 1990 au prix de 14.930.140 francs.
  • La société N.E.G.H. estime que certains éléments propres à diminuer de façon importante la valeur des actions et parts sociales cédées lui avaient été dissimulés.
  • Les éléments dissimulés incluent un accident mortel survenu en 1987 et un mécanisme de calcul des paies du personnel visant à bénéficier indûment d'une réfaction de charges sociales.
procedure
datestage
1992-09-23Le tribunal de commerce de Nanterre s'est déclaré compétent et a débouté les parties de leurs demandes principale et reconventionnelle.
1997-07-23La cour d'appel a réouvert les débats et invité les parties à conclure sur l'existence de défauts cachés des actions et parts sociales vendues et sur l'applicabilité du bref délai de l'article 1648 du code civil.
parties_arguments
plaintiff_arguments
  • La société N.E.G.H. soutient que Monsieur X... a dissimulé l'existence d'un accident mortel du travail, ce qui a conduit à une augmentation du taux d'accident du travail et des cotisations consécutives.
  • Elle affirme également que le mécanisme de calcul des paies du personnel était frauduleux et visait à bénéficier indûment d'une réfaction de charges sociales.
  • Elle demande la réfaction du prix de vente et la condamnation de Monsieur X... à lui payer des dommages et intérêts.
defendant_arguments
  • Monsieur X... soutient que la société N.E.G.H. avait connaissance de l'accident mortel du travail avant la cession.
  • Il affirme que les rémunérations n'ont jamais été effectuées frauduleusement et que tous les documents sociaux ont été remis aux futurs acquéreurs.
  • Il conteste l'existence de manœuvres frauduleuses et de vices cachés affectant l'usage des droits sociaux cédés.
  • Il demande la condamnation de la société N.E.G.H. pour procédure abusive.
legal_issuesL'existence de circonstances de nature à n'affecter que la valeur d'actions cédées constitue-t-elle un vice caché de ces actions ?
judge_solution
decisionCONFIRME le jugement déféré et condamne la société N.E.G.H. à payer à Monsieur X... la somme de 80.000 francs sur le fondement de l'article 700 du nouveau code de procédure civile.
summary_motivationL'existence de circonstances de nature à n'affecter que la valeur d'actions cédées ne constitue pas, par elle-même, un vice caché de ces actions. L'action de la société N.E.G.H. est prescrite car elle a été engagée plus de seize mois après la découverte du vice allégué.
judge_reasoning_steps
  • L'existence de circonstances de nature à n'affecter que la valeur d'actions cédées ne constitue pas, par elle-même, un vice caché de ces actions.
  • La société N.E.G.H. ne conteste pas avoir eu connaissance de l'accident mortel du travail avant la cession des actions.
  • L'action a été engagée plus de seize mois après la découverte du vice allégué, dépassant ainsi le bref délai de l'article 1648 du code civil.
  • La preuve de l'existence d'un système frauduleux de modalités de paye n'est pas rapportée.
decision_scopeCette décision réaffirme que des circonstances n'affectant que la valeur des actions cédées ne constituent pas un vice caché et précise l'application du bref délai de l'article 1648 du code civil.
statistical_information
parties_list
plaintiff
claimants
  • Société N.E.G.H.
lawyers
winnerFalse
defendant
defendant
  • Monsieur X...
lawyers
winnerTrue
decision_nature
intermediate_decisionFalse
decision_instanceCour d'appel
appealable_decisionTrue
legal_references
articles_and_laws
codetypearticlescountry
Code civilcode
  • 1116
  • 1641
  • 1648
France
jurisprudence