JURITEXT000006935864

general_themeAbus de confiance et prescription de l'action publique
dateYYYY-MM-DD
case_summary
facts
  • Le 10 mars 1999, la société N L, venant aux droits de la société L, a déposé plainte avec constitution de partie civile pour abus de confiance.
  • La société E avait donné à bail du matériel informatique aux sociétés S T et T par contrats des 16 juillet et 1er octobre 1993.
  • La propriété du matériel loué a été cédée par E L à la société L, puis la société N L est venue aux droits de la société L en qualité de bailleur.
  • Le 18 septembre 1995, la société L a mis en demeure les sociétés locataires de régler les loyers impayés de juillet, août et septembre 1995 sous huitaine, sous peine de résiliation du contrat.
  • La résiliation des contrats pour non-paiement des loyers a été notifiée le 3 octobre 1995.
  • Les sociétés S T et T ont été mises en demeure de restituer le matériel à la société O, mandatée pour cette récupération.
  • Le 13 février 1996, la société L a demandé à la société O de reprendre fermement la récupération du matériel, ce qui a été impossible en raison de la carence du gérant.
procedure
datestage
1999-03-10Dépôt de plainte avec constitution de partie civile par la société N L pour abus de confiance.
1995-09-18Mise en demeure des sociétés locataires de régler les loyers impayés.
1995-10-03Notification de la résiliation des contrats pour non-paiement des loyers.
1996-02-13Demande de la société L à la société O de reprendre la récupération du matériel.
1996-09-26Notification de l'ordonnance faisant droit à la requête en revendication.
parties_arguments
plaintiff_arguments
  • La prescription de l'action publique ne court que du jour où le délit est connu de la victime.
  • La société bailleresse n'a pu considérer qu'une simple mise en demeure restée sans effet faisait présumer l'existence d'un délit d'abus de confiance.
  • La constatation de la disparition du matériel a été perturbée par la procédure de redressement judiciaire simplifiée à l'encontre de la société locataire.
defendant_arguments
  • Le délai de prescription de l'action publique a couru à compter de la mise en demeure restée sans effet, soit à compter du 3 octobre 1995.
legal_issuesDétermination du point de départ de la prescription de l'action publique en matière d'abus de confiance.
judge_solution
decisionConfirme l'ordonnance entreprise.
summary_motivationLe point de départ de la prescription de l'action publique doit être fixé au jour où le délit est apparu et a pu être constaté dans des conditions permettant l'exercice de cette action. En l'espèce, ce point de départ est fixé au 3 octobre 1995, date de la mise en demeure restée sans effet.
judge_reasoning_steps
  • Considération que le point de départ de la prescription de l'action publique en matière d'abus de confiance doit être fixé au jour où le délit est apparu et a pu être constaté.
  • Fixation du point de départ de la prescription au 3 octobre 1995, date de la mise en demeure restée sans effet.
  • Mandat donné à la société O pour récupérer le matériel le 13 février 1996.
  • Rejet de l'argument de la partie civile concernant la perturbation causée par la procédure de redressement judiciaire.
  • Confirmation de l'ordonnance de refus d'informer rendue par le magistrat instructeur.
decision_scopeCette décision confirme le principe selon lequel le point de départ de la prescription de l'action publique en matière d'abus de confiance est fixé au jour où le délit est apparu et a pu être constaté.
statistical_information
parties_list
plaintiff
claimants
  • Société N L
lawyers
winnerFalse
defendant
defendant
  • Société S T
  • Société T
lawyers
winnerTrue
decision_nature
intermediate_decisionFalse
decision_instanceChambre du conseil
appealable_decisionTrue
legal_references
articles_and_laws
codetypearticlescountry
Code de Procédure Pénalecode
  • 200
France
jurisprudence