JURITEXT000006936056

general_themeRupture abusive de contrat de travail
date2000-05-10
case_summary
facts
  • Madame X... Y... a été embauchée par la S.N.C Habitat Colette le 1er avril 1995 en qualité de comptable de gérance.
  • Suite à la rupture de son contrat de travail, Madame X... Y... a saisi la juridiction prud'homale en paiement de diverses sommes.
  • Le Conseil de Prud'hommes de CRETEIL a rendu un jugement le 9 novembre 1998 condamnant la S.N.C Habitat Colette à payer diverses sommes à Madame X... Y...
procedure
datestage
1998-11-09Jugement du Conseil de Prud'hommes de CRETEIL
2000-03-15Audience publique devant la Cour d'Appel de Paris
2000-05-10Arrêt de la Cour d'Appel de Paris
parties_arguments
plaintiff_arguments
  • La rupture du contrat de travail de Madame X... Y... doit s'analyser en une rupture du commun accord des parties résultant de l'acceptation par la salariée d'une convention de conversion.
  • À titre subsidiaire, la rupture est imputable à la salariée qui a refusé de réintégrer son poste malgré l'abandon de la procédure de licenciement économique engagée.
  • Madame X... Y... a reçu l'indemnité légale de licenciement et l'indemnité de congés payés, se trouvant ainsi remplie de ses droits.
defendant_arguments
  • La S.N.C Habitat Colette est responsable de son refus de régulariser les effets de la convention de conversion.
  • En l'absence de lettre de licenciement et de motif de licenciement régulièrement énoncé, le licenciement est sans cause réelle et sérieuse.
legal_issuesLa rupture du contrat de travail de Madame X... Y... est-elle intervenue d'un commun accord ou s'agit-il d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse ?
judge_solution
decisionConfirme partiellement la décision de première instance et condamne la S.N.C Habitat Colette à payer diverses sommes à Madame X... Y...
summary_motivationLa convention de conversion acceptée par la salariée entraîne la rupture du contrat de travail d'un commun accord. En l'absence de lettre de licenciement, le licenciement est sans cause réelle et sérieuse.
judge_reasoning_steps
  • La convention de conversion implique l'existence d'un motif économique qu'il appartient au juge de rechercher en cas de contestation.
  • Madame X... Y... a accepté la convention de conversion dans le délai légal de 21 jours.
  • La lettre de l'employeur proposant d'interrompre la procédure de licenciement est inopérante.
  • En l'absence de lettre de licenciement, le licenciement est sans cause réelle et sérieuse.
  • Évaluation du préjudice de Madame X... Y... à 50 000 Francs à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive.
  • Allocation de 2 849,36 Francs à titre de congés payés.
  • Allocation de 7 000 Francs au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile.
decision_scopeCette décision confirme l'importance de respecter les procédures légales en matière de licenciement et de convention de conversion, et précise les conséquences d'une absence de lettre de licenciement.
statistical_information
parties_list
plaintiff
claimants
  • SNC Habitat Colette
lawyers
  • Me DURANT de SAINT ANDRE
winnerFalse
defendant
defendant
  • Madame X... Y...
lawyers
  • Me FAUCARD
winnerTrue
decision_nature
intermediate_decisionFalse
decision_instanceCour d'Appel
appealable_decisionTrue
legal_references
articles_and_laws
codetypearticlescountry
Code du Travailcode
  • L321-6
  • L511-1
France
jurisprudence
courtchamberdatecase_numbercountry
Cour d'Appel de Paris22ème Chambre, section A2000-05-1034182/99France