JURITEXT000006936470

general_themeDroit du travail - Garantie des créances salariales
date2000-10-03
case_summary
facts
  • Monsieur X... Y... a été recruté le 1er mars 1995 en qualité d'agent de surveillance maître-chien par Monsieur A... D... dans le cadre d'un contrat à durée déterminée de deux mois, suivi d'un contrat à durée indéterminée à temps partiel de 96 heures par mois.
  • L'article 7 de son contrat stipulait une priorité d'accès au temps plein.
  • Monsieur Y... n'a jamais pu obtenir de contrat à temps complet malgré ses démarches.
  • Par jugement du 10 décembre 1997, Monsieur A... a été déclaré en liquidation judiciaire et Maître BACH a été nommé mandataire liquidateur.
procedure
datestage
1998-05-18Le Conseil de Prud'hommes d'ANGERS a fixé la créance de Monsieur Y... à 25.000 F de dommages et intérêts pour non-respect de l'article L.212-4-5 du Code du Travail.
1998-11-09Le Conseil de Prud'hommes d'ANGERS a reçu la requête en omission de statuer de l'A.G.S. et a ajouté que les condamnations sont opposables à l'A.G.S. dans les limites des garanties mentionnées à l'article L.143-11-1 du Code du Travail.
2000-10-03La Cour d'appel d'ANGERS a rendu sa décision confirmant le jugement du Conseil de Prud'hommes d'ANGERS.
parties_arguments
plaintiff_arguments
  • Le CGEA DE RENNES demande à la Cour de juger que la créance fixée au profit de Monsieur Y... ne lui est pas opposable et qu'il n'en doit pas garantie, arguant que sa garantie ne concerne que les sommes dues au salarié en exécution du contrat de travail.
defendant_arguments
  • Monsieur X... Y... soutient que la somme allouée pour non-respect des dispositions de l'article 7 de son contrat de travail résulte de l'exécution de ce contrat et rentre ainsi dans le champ de garantie de l'A.G.S.
legal_issuesLa créance de dommages-intérêts allouée au salarié pour non-respect d'une stipulation contractuelle entre-t-elle dans le champ de garantie de l'A.G.S. en vertu de l'article L.143-11-1 du Code du Travail ?
judge_solution
decisionConfirme le jugement entrepris ; Condamne le CGEA DE RENNES aux dépens d'appel ; Rejette toutes prétentions autres ou contraires.
summary_motivationLa créance de 25.000 F de dommages et intérêts résulte des dispositions de l'article 7 du contrat de travail de Monsieur Y... et est due en exécution du contrat de travail lui-même. Les dispositions de l'article L.143-11-1 du Code du Travail sont applicables en l'espèce.
judge_reasoning_steps
  • La créance de 25.000 F de dommages et intérêts résulte des dispositions de l'article 7 du contrat de travail de Monsieur Y...
  • L'employeur n'a pas respecté cette disposition contractuelle.
  • La somme allouée au salarié est due en exécution du contrat de travail lui-même et non en vertu du non-respect par l'employeur d'une disposition du Code du Travail.
  • Les dispositions de l'article L.143-11-1 du Code du Travail sont applicables en l'espèce.
  • Confirmation de la décision des premiers juges qui ont débouté l'A.G.S. de sa demande tendant à exclure la créance de Monsieur Y... du champ de garantie de cet organisme.
decision_scopeCette décision confirme que les créances de dommages-intérêts allouées pour non-respect de stipulations contractuelles spécifiques entrent dans le champ de garantie de l'A.G.S. en vertu de l'article L.143-11-1 du Code du Travail.
statistical_information
parties_list
plaintiff
claimants
  • CGEA DE RENNES
lawyers
  • Maître VALADE, substituant Maître FOLLEN
winnerFalse
defendant
defendant
  • Monsieur X... Y...
  • Maître BACH, ès-qualités de mandataire liquidateur
lawyers
  • Maître HEURTON
  • Maître BERAYA-LAZARUS
winnerTrue
decision_nature
intermediate_decisionFalse
decision_instanceCour d'appel
appealable_decisionTrue
legal_references
articles_and_laws
codetypearticlescountry
Code du Travailcode
  • L143-11-1
  • L212-4-5
France
jurisprudence
courtchamberdatecase_numbercountry
Conseil de Prud'hommes d'ANGERS1998-05-18N/AFrance
Conseil de Prud'hommes d'ANGERS1998-11-09N/AFrance