| general_theme | Rupture anticipée d'un contrat de travail à durée déterminée pour faute grave |
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| date | 2001-01-10 |
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| case_summary | | facts | - Monsieur Fabrice Y... a été embauché le 20 juillet 1994 par le GAEC X... en qualité d'ouvrier toutes mains par contrat à durée déterminée de six mois.
- Le contrat a été rompu par l'employeur le 6 septembre 1994 pour abandon de poste et non-rangement de viande périssable.
- Monsieur Y... a contesté cette rupture et a saisi le conseil de Prud'hommes de Charleville-Mézières.
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| procedure | | date | stage |
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| 1995-05-15 | Saisine du conseil de Prud'hommes de Charleville-Mézières par Monsieur Y... | | 1997-01-29 | Jugement avant dire droit ordonnant l'audition de Monsieur Y... et de Monsieur Gilles X... | | 1997-03-19 | Jugement du conseil de Prud'hommes condamnant le GAEC X... | | 1997-06-09 | Appel interjeté par le GAEC X... | | 2000-11-13 | Audience publique de la Cour d'appel de Reims | | 2001-01-10 | Arrêt de la Cour d'appel de Reims |
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| parties_arguments | | plaintiff_arguments | - La rupture du contrat de travail à durée déterminée est abusive.
- Il est dû des heures supplémentaires.
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| defendant_arguments | - La rupture du contrat de travail est justifiée par une faute grave du salarié.
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| legal_issues | La rupture anticipée d'un contrat de travail à durée déterminée pour faute grave est-elle justifiée dans le cas où le salarié abandonne son poste sans ranger des denrées périssables suite à une altercation avec un associé de l'employeur ? |
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| judge_solution | | decision | Confirme le jugement du conseil de prud'hommes de Charleville-Mézières en ce qu'il a condamné le GAEC X... à verser des indemnités à Monsieur Y... et condamne le GAEC X... à payer des heures supplémentaires et une indemnité au titre de l'article 700 du nouveau code de procédure civile. |
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| summary_motivation | L'abandon du poste de travail par le salarié, bien que constituant une faute, ne rendait pas impossible le maintien du lien contractuel et ne justifie donc pas une rupture anticipée pour faute grave. |
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| judge_reasoning_steps | - L'appel interjeté est recevable.
- La faute grave se définit comme une violation des obligations contractuelles rendant impossible le maintien du lien contractuel.
- L'abandon du poste de travail par le salarié, bien que constituant une faute, ne rendait pas impossible le maintien du lien contractuel.
- La situation est le résultat d'une mésentente provoquée par les propos d'un associé.
- Le comportement de Monsieur Y... ne justifie pas la rupture anticipée du contrat de travail.
- Le montant des rémunérations restant dues a été correctement calculé par le Conseil de Prud'hommes.
- Le GAEC X... ne conteste plus le règlement des heures supplémentaires réclamées par Monsieur Y....
- Le GAEC X... est condamné à verser une indemnité au titre de l'article 700 du nouveau code de procédure civile.
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| decision_scope | Cette décision réaffirme que l'abandon de poste, même s'il constitue une faute, ne justifie pas nécessairement une rupture anticipée pour faute grave si le maintien du lien contractuel reste possible. |
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| statistical_information | | parties_list | | plaintiff | | claimants | |
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| lawyers | |
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| winner | True |
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| defendant | | defendant | |
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| lawyers | |
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| winner | False |
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| decision_nature | | intermediate_decision | False |
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| decision_instance | Cour d'appel |
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| appealable_decision | True |
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| legal_references | | articles_and_laws | | code | type | articles | country |
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| Code du travail | code | | France | | Nouveau code de procédure civile | code | | France |
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| jurisprudence | |
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