JURITEXT000006936815

general_themeClause de non-concurrence et trouble manifestement illicite
date2001-03-26
case_summary
facts
  • Le 25 août 1989, la Société COMPTOIRS MODERNES ECONOMIQUES DE NORMANDIE (CMEN) a cédé à la S.C.I. LERBA une parcelle de terre située sur la commune de VIBRAYE.
  • L'acte de vente notarié incluait une clause d'interdiction de concurrence stipulant que l'acquéreur ne pouvait exploiter un commerce d'alimentation générale sous une enseigne ne relevant pas du Groupe COMPTOIRS MODERNES pendant 20 ans.
  • En octobre 2000, l'enseigne STOC a été remplacée par l'enseigne SUPER U, en violation de cette clause.
procedure
datestage
2000-11-23Assignation en référé par la Société CMEN devant le Président du tribunal de grande instance du MANS.
2000-12-15Ordonnance du juge des référés condamnant la S.C.I. LERBA à faire déposer l'enseigne SUPER U sous astreinte.
2001-01-25Appel de la décision par la S.C.I. LERBA.
2001-02-22Conclusions de la Société CMEN demandant la confirmation de l'ordonnance.
2001-03-26Arrêt de la Cour d'appel d'Angers confirmant la décision de première instance.
parties_arguments
plaintiff_arguments
  • La violation de la clause de non-concurrence constitue un trouble manifestement illicite.
  • La mise en place de l'enseigne SUPER U porte atteinte à la pérennité du réseau COMPTOIRS MODERNES et crée de la confusion auprès de la clientèle et des autres franchisés.
defendant_arguments
  • La clause de non-concurrence ne constitue pas une clause d'exclusivité au sens de la loi du 14 octobre 1943.
  • La SCI LERBA demande à la cour de se déclarer incompétente et de dire n'y avoir lieu à référé.
legal_issuesLa violation de la clause de non-concurrence constitue-t-elle un trouble manifestement illicite justifiant une mesure conservatoire en référé ?
judge_solution
decisionConfirmation de la décision de première instance.
summary_motivationLa violation de la clause de non-concurrence constitue un trouble manifestement illicite. La mesure ordonnée par le juge des référés est proportionnée et nécessaire pour faire cesser ce trouble.
judge_reasoning_steps
  • Rappel des faits et de la procédure.
  • Analyse de la clause de non-concurrence et de son application.
  • Constat de la violation de la clause par la mise en place de l'enseigne SUPER U.
  • Établissement du trouble manifestement illicite.
  • Confirmation de la mesure conservatoire ordonnée en première instance.
decision_scopeCette décision réaffirme l'importance du respect des clauses de non-concurrence dans les actes notariés et la compétence du juge des référés pour ordonner des mesures conservatoires en cas de trouble manifestement illicite.
statistical_information
parties_list
plaintiff
claimants
  • Société COMPTOIRS MODERNES ECONOMIQUES DE NORMANDIE
lawyers
  • SCP CHATTELEYN ET GEORGE
  • Me BEDNARSKI
winnerTrue
defendant
defendant
  • S.C.I. LERBA
lawyers
  • SCP DUFOURGBURG-GUILLOT
  • Me TESSLER
winnerFalse
decision_nature
intermediate_decisionFalse
decision_instanceCour d'appel
appealable_decisionTrue
legal_references
articles_and_laws
codetypearticlescountry
Nouveau Code de Procédure Civilecode
  • 491
  • 809
  • 700
  • 699
France
Code civilcode
  • 1134
France
Loi du 9 juillet 1991loi
  • 3
France
jurisprudence