JURITEXT000006936851

general_themeDésignation d'un expert en référé
date2000-12-21
case_summary
facts
  • Le Tribunal de commerce de Nanterre a ouvert une procédure de redressement judiciaire de la SA ATELIERS B.M.I. le 30 octobre 1996.
  • Le redressement judiciaire a été converti en liquidation judiciaire le 18 décembre 1996.
  • Le passif déclaré s'élève à 72 millions de francs.
  • Un audit a été confié à Monsieur Y... par ordonnance du 5 mai 1999.
  • Le rapport de Monsieur Y... du 8 juin 2000 indique un soutien abusif de la SA ETOILE CREDIT à la SA ATELIERS B.M.I. entre août et octobre 1996.
procedure
datestage
1996-10-30Ouverture de la procédure de redressement judiciaire de la SA ATELIERS B.M.I.
1996-12-18Conversion du redressement judiciaire en liquidation judiciaire.
1999-05-05Ordonnance du Juge-Commissaire confiant une mission d'audit à Monsieur Y...
2000-06-08Rapport de Monsieur Y... indiquant un soutien abusif de la SA ETOILE CREDIT.
2000-10-24Assignation en référé de la SA ETOILE CREDIT pour demander la désignation d'un expert.
2000-12-21Ordonnance de référé du Tribunal de commerce de Nanterre rejetant la demande de désignation d'un expert.
parties_arguments
plaintiff_arguments
  • La SA ETOILE CREDIT a abusivement soutenu la SA ATELIERS B.M.I. entre août et octobre 1996.
  • L'article 145 du Nouveau Code de Procédure Civile permet de demander en référé la désignation d'un expert pour conserver ou établir la preuve de faits avant tout procès.
  • La mission demandée ne consiste pas pour l'expert à dire le droit, mais à apporter sa compétence technique pour éclairer les juges.
defendant_arguments
  • La SA ATELIERS B.M.I. a été mise en redressement judiciaire le 8 novembre 1996, puis en liquidation judiciaire le 18 décembre 1996.
  • La créance de la SA ETOILE CREDIT s'élève actuellement à 19,9 millions de francs.
  • Il n'appartient pas au juge des référés, mais au juge du fond de procéder à une analyse juridique sur la question de la responsabilité.
  • La non-communication des pièces s'explique par la brièveté des délais accordés.
legal_issuesLa désignation d'un expert en référé est-elle justifiée pour établir la preuve de faits avant tout procès en application de l'article 145 du Nouveau Code de Procédure Civile ?
judge_solution
decisionInfirme l'ordonnance rendue le 21 décembre 2000 par le Tribunal de commerce de Nanterre et désigne un expert.
summary_motivationLa demande de désignation d'un expert est justifiée par un motif légitime en application de l'article 145 du Nouveau Code de Procédure Civile.
judge_reasoning_steps
  • L'article 145 du Nouveau Code de Procédure Civile permet la désignation d'un expert avant tout litige.
  • Le mandataire judiciaire à la liquidation a pour mission d'agir dans l'intérêt des créanciers contre les tiers susceptibles de s'être rendus coupables d'un soutien abusif.
  • La demande de désignation d'un expert est justifiée par un motif légitime.
  • Les critiques de la SA ETOILE CREDIT à l'encontre du travail de Monsieur Y... ne font pas disparaître ce motif légitime.
  • La mesure demandée ne peut faire grief à la SA ETOILE CREDIT puisqu'elle permettra à cette dernière de démontrer que son comportement a été exempt de fautes.
decision_scopeLa décision confirme que la désignation d'un expert en référé est possible en application de l'article 145 du Nouveau Code de Procédure Civile, même en l'absence de tout risque de dépérissement des preuves.
statistical_information
parties_list
plaintiff
claimants
  • Maître BECHERET, mandataire judiciaire à la liquidation de la SA ATELIERS BM INDUSTRIES
lawyers
  • SCP BECHERET THIERRY
winnerTrue
defendant
defendant
  • SA ETOILE CREDIT
lawyers
winnerFalse
decision_nature
intermediate_decisionFalse
decision_instanceCour d'appel
appealable_decisionTrue
legal_references
articles_and_laws
codetypearticlescountry
Nouveau Code de Procédure Civilecode
  • 145
  • 700
France
Code de commercecode
  • L621-39
  • L622-5
France
jurisprudence